18.01.2007
France Europe Express avec Angela Merkel
Vous pouvez trouver un résumé de la dernière émission de France Europe Express , qui recevait la Chancelière allemande Angela Merkel, sur le blog de Fabien Cazenave.
http://fabiencazenave.blogspirit.com/
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Ma voix est à prendre par l'Europe
Dans la rubrique courrier du quotidien Libération du jeudi 18 janvier 2007, nous trouvons une belle lettre d'un certain Claude Llabres au sujet des candidats à la présidentielle et de l'Europe...
http://www.liberation.fr/rebonds/courrier/229291.FR.php
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17.01.2007
Ségolène Royal dévoile les axes de son programme européen
Ségolène Royal a en grande partie révélée mercredi son programme européen. Les deux axes clé sont :
• Nouveau référendum sur une Constitution européenne plus "sociale" en 2009
• Réforme des statuts de la Banque centrale européenne
La candidate du PS a ainsi déclaré : « Je souhaite que le peuple français soit à nouveau saisi par référendum en 2009. Mon idée c'est que ce référendum aurait lieu en même temps que les élections européennes. Je souhaite qu'au moment de la présidence française les solutions soient trouvées. »
Cette idée n’est pas nouvelle, l’UDF s’est ainsi exprimé depuis plusieurs mois en faveur de la ratification d’un nouveau traité par un référendum européen simultané dans tous les pays, et organisé en même temps que les élections pour le Parlement européen en 2009.
Alors que le candidat de l'UMP, Nicolas Sarkozy, prône un "mini-traité" reprenant les améliorations institutionnelles du projet de Constitution qui serait approuvé par l'Assemblée nationale, Ségolène Royal axe son discours sur le social :
« Nous serons crédibles et surtout les salariés de l'Europe auront le sentiment de ne pas être les laissés-pour-compte (...) que si l'Europe avance concrètement et efficacement sur la lutte contre le chômage et en particulier grâce à l'investissement massif dans la recherche, l'innovation et toutes les formations professionnelles. Certes la situation est difficile en France et un nouveau référendum constitue un pari risqué. Mais je ne veux pas qu'elle pénalise les pays européens qui se sont déjà prononcés. En revanche, ce que je souhaite, c'est qu'il y ait un volet social pour que les droits des travailleurs soient pris en considération dans cette nouvelle Europe. »
Ségolène Royal a pris l’engagement de proposer un "texte social dont il reste à discuter du statut", sans donner de précisions quand au contenu :
« Je suis prête à prendre même des risques politiques sur cette question-là (...) et expliquer aux Français que si l'Europe s'est remise debout, alors nous avons le devoir de lui donner les moyens institutionnels de fonctionner. »
C’est le premier ministre du Luxembourg, qui recevait la candidate française, qui a donné des précisions à ce sujet : « Nous sommes d'accord sur l'idée qu'il faudra compléter le traité envisagé par une déclaration sociale plus engageante, (…) avec un socle de droits sociaux minimaux pour les travailleurs, vieille idée jamais réalisée. Les dirigeants européens [devront se mettre d'accord] sur le principe qu'il doit y avoir un salaire social minimum partout, qu'il faudrait un revenu minimum d'insertion, un revenu minimum garanti partout, libre aux Etats d'en fixer le niveau (...) qu'il y ait des règles minimales en matière de licenciement. »
Après cette esquisse de « traité social », Ségolène Royal s’est concentré sur son deuxième thème privilégié, la remise en cause des statuts de la BCE :
« Je crois que le gouvernement économique européen doit être beaucoup plus actif. Ce n'est pas à la Banque centrale européenne de prendre seule les décisions. Il ne s'agit pas de remettre en cause son indépendance mais il s'agit de ne pas la laisser exercer une omnipotence. Il est important que la Banque centrale européenne ait comme objectif non seulement la maîtrise de l'inflation, mais également la croissance et donc le progrès social [par] un élargissement de son statut. »
En contraste, Jean Claude Junker s’est prononcé pour un « renforcement du pôle économique et monétaire sans toucher à l'indépendance de la Banque. [Il faut] revenir à l'esprit des traités qui veulent que la stabilité des prix, que la croissance et que l'emploi aient la même considération en Europe. »
Ces propositions restent plus que floues pour ce qui est de la réalisation. Désormais, il faut attendre les réactions des capitales européennes, et de Berlin en premier lieu, pour évaluer leur pertinence.
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